8 Mbits on the left lane
Développement Web, Google, camescope, Canon HV20, Firefox, PHP, HDV, barbecue, tarte, Blu-Ray
Hamlet Batista publie un billet fort intéressant (et utile) concernant la façon dont Google traite le texte des liens externes. Apparemment, dans le but de mettre fin au fameux Google bombing, les textes répétitifs de liens externes pénalisent le site visé. Ainsi, pour être bien classé pour le mot A, il devient préférable d'utiliser des mots clés plus variés dans le texte des liens externes ("A", "A B", "C A", etc.) plutôt que toujours "A", ce qui pour Google est perçu comme une tentative manifeste de manipuler ses résultats.
J'ai toujours cru que Google ne tenait pas compte des accents (c'est à dire que à est traité comme a). Jusqu'à aujourd'hui où j'ai réalisé qu'une recherche sur le restaurant "tai shogun" retournais les pages avec "Taï Shogun" mais pas "Taï Shõgun" (pour trouver celles là, il faut bien saisir le õ - et alors on n'obtient que les pages qui utilisent ce même õ dans les résultats).
Je suis un peu perplexe quant-à la cause de cette différence de traitement, mais compte tenu du fait que la plupart des utilisateur saisiront le o sans sont accent je supprime tous les õ de mon site (ça ira vite, il n'y en a qu'un !).
J'ai des sentiments ambivalents envers Google : d'un côté c'est une formidable entreprise, qui édite d'excellents produits (généralement gratuits qui plus est). De l'autre côté leur importance dans le fonctionnement d'Internet me semble devenir problématique. Ainsi, non contente de posséder le moteur de recherche le plus populaire, la société dispose de deux services qui sont intégrés sur de très nombreux sites tiers : leur programme de publicité AdSense (visible sur ce blog), et leur analyseur de trafic Google Analytics. Cela signifie qu'ils connaissent non seulement vos recherches par mot clé, mais ont également les moyens techniques de suivre vos visites sur un grand nombre de sites autres que le leur.
Bien que Google soit connu pour sa politique don't be evil (ne pas faire de mal), il n'est pas vraiment certain si des informations, et le cas échéant lesquelles, sont collectées par la combinaison de ces services. Et dans quelles mains elles pourraient atterrir. Un blogueur a lui décidé de prendre les devants et dans My Life Without Google (Ma Vie Sans Google) raconte comment il a décidé de se passer entièrement des services de la compagnie. Ce n'est pas si facile que ça en a l'air !