politique, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, régime, pauvreté, frigo, DADVSI, brevet, écologie, médias
Suite à un article de Libération sur les fameux bonus dans la finance (et en particulier ceux mirobolants des traders et autres gérants de fonds), le quotidien lance un forum Peut-on réguler les salaires mirobolants dans la finance ?. On note que l'intitulé ne pose même pas la question de savoir si c'est nécessaire ou pas, et présente comme une évidence qu'il faudrait les réguler. Hors cela va t'il réellement de soit ?
A qui cela profite t'il ? Pas qu'aux bénéficiaires direct, mais aussi à l'état. En effet ces bonus sont imposables (rappelons que la tranche marginale de l'impôt sur le revenu est à 40%), dès lors sur de gros bonus l'état récupère directement plus du tiers de la somme en question. C'est donc aussi une bonne affaire pour la collectivité.
A qui est pris cet argent ? Pas aux autres salariés, dont les revenus ne seraient vraissemblablement pas augmentés si ces bonus disparaissaient. Ce sont in-fine les actionnaires qui doivent renoncer à cet argent, puisque ces charges viennent directement amputer le bénéfice de la société.
Enfin, pourquoi ces bonus ? Parce que pour ces salariés, le rapport de force employeur-employé tourne à leur avantage, et que pour retenir ce personnel qualifié et rentable, les entreprises sont contraintes d'accorder ces avantages sous peine de les voir filer à la concurrence.
Dès lors on peu s'étonner que certains, et en particulier à gauche, soient tant outragés par ces bonus, se tournant au final contre les salariés qui ont réussi à obtenir ces augmentation de salaires (certes spectaculaires) pour se porter au secours des actionnaires. Le monde à l'envers ! C'est peut être plutôt du côté de la bonne vieille morale chrétienne (et de sa perception de l'argent) qu'il faut chercher les causes de cet outrage. On se demande bien pourquoi le législateur iraient mettre son nez la dedans.
Libération prend position contre les baisses fiscales du gouvernement Fillon : ça ne surprendra personne. Mais encore une fois, dans son zèle à s'en prendre aux riches (ouh ! les vilains !) c'est le journalisme qui est sacrifié sur l'autel de l'idéologie. Prenons ainsi cet article, qui nous dépeint les nombreux nouveaux « cadeaux fiscaux » d'un couple de très riches.
Ainsi dès le départ on nous explique ceci : « Hormis la participation de monsieur dans la société high-tech qu'il dirige, hormis ses Rothko, Picasso et quelques bois et forêts, ses biens sont quasi exclus de l'ISF. ». La phrase en elle-même pose problème puisque tous ces biens sont justement des biens exclus partiellement ou totalement de l'ISF, dès lors on se demande ce que ces « hormis » viennent faire là dedans.
On croit donc comprendre que le gros du patrimoine est exonéré d'ISF (cas classique du chef d'entreprise qu'on nous décrit). Mais à la fin de l'article l'auteur nous apprend qu'« ils sont redevables pour leur patrimoine (40 millions d'euros), de 648 000 euros d'ISF ». Donc tous leurs biens seraient imposables ? Contradiction.
Au passage on notera le ton partisan de cet article : il souligne le fait que ce couple pourrait réduire son ISF en faisant des dons à une fondation ou une université (quel égoïsme !), mais évite d'insister sur le fait que sans le bouclier fiscal (que le journal a dénoncé lors de son instauration) le couple paierait plus d'ISF qu'il n'a de revenus, sans même parler des autres impôts qui viendraient s'y ajouter.
Face au poids croissant que les effectifs de la fonction publique font porter au pays, les socialistes veulent réduire les effectifs de l'administration de 40%... Je vous parle des socialistes portugais bien sûr, qui veulent reprendre en main les finances de l'état (et par la même le déficit public) par une baisse drastique de son personnel, tel que le rapporte le Figaro du 23 mai.
En France pas de panique, le PS se tâte toujours pour savoir s'il la sociale-démocratie vaut le coup, si Tony Blair est fréquentable, où s'il faut plutôt faire l'alliance à gauche pour récupérer l'important électorat du Parti Communiste (presque 2% des électeurs, c'est du très lourd !).
C'est le "jour d'après", tout le monde se lève avec la gueule de bois (pour avoir trop fait la fête ou pour avoir suivi la dame du Poitou-Charente jusqu'à la défaite). Et déjà dans les têtes embrumées une question se pose : mais où est donc passé notre tennisman chanteur national, Yannick Noah ? Celui-ci aurait en effet déclaré fin 2005 que si jamais Sarkozy passe, je me casse. Après Pagny et Johnny, ce serait un autre grand monument de la chanson qui quitterais le territoire national, la culture française ne s'en remettrait pas !
Et voilà ! On a tout entendu à propos des sondages : faux, manipulés et manipulateurs, etc. Finalement ils ont prédit l'élection avec une assez grande précision, aussi bien le résultat du premier tour que du second, tout comme l'écart (important) Sarkozy-Royal. En attendant la campagne n'est pas finie car les législatives sont toutes proches et sans majorité, un président n'est rien, il faut pour les politiques tenir ce qui tien du marathon électoral.
Après une défaite aussi écrasante (renforcée par un taux de participation record), c'est à gauche que vont se dérouler les choses les plus intéressantes : un recentrage et une réorientation sociale-démocrate sont enfin en vue. La première réaction de DSK après l'annonce des résultats montre que c'est justement le projet qu'il entend mettre en avant, et on peu logiquement supposer que Kouchner et Rocard viendront en renfort pour faire enfin entrer le PS dans le 21ème siècle.
Selon Le Monde la participation, à midi, serait encore en hausse par rapport au 22 avril. C'est à la fois une bonne nouvelle pour Royal (cela peut signifier que l'opération de diabolisation de Sarkozy porte ses fruits et motive les abstentionnistes) et pour Sarkozy (les derniers sondages n'ont pas démobilisés son camp). Mais à titre personnel j'ai quelques doutes sur la technique de la diabolisation : elle n'a jamais réussie face au Front National (Jospin en sait quelque chose), et par ailleurs elle est à double tranchant car à trop vouloir influencer les indécis en en faisant des tonnes, ils peuvent finir par se braquer. Bref, l'arroseur peut se retrouver un peu humide...
Aujourd'hui je me décide enfin à changer le CD du système de navigation de la BMW (il est de début 2003... de fait plus très à jour des dernières créations de la DDE). Ouverture du coffre, sortie du beau DVD tout neuf, appui sur le bouton Eject... re-appui sur le bouton Eject. Bon, c'est peut être un appui long ? Non, toujours pas. Quelques tentatives supplémentaires avec le contact. Des appuis répétés rapidement. Des plus espacés. Non, toujours rien. C'est le moment de rentrer lire le manuel :
Pour éjecter le disque, pressez le bouton d'éjection, plusieurs fois si nécessaire.
Arg ! Me voilà bien avancé !
Epilogue : après m'être acharné 5 min de plus à le presser il a enfin fini par rendre sa précieuse galette !
Les gagnants du premier tour sont :
Et les perdants sont :
C'est au pied de l'urne qu'on voit l'électeur... enfin le jour du scrutin ! Je trouve que cette campagne aura vraiment durée et qu'il était grand temps qu'on en voit le bout (et le vainqueur). Alors Bayrou réussira t'il son audacieux pari ? Royal bénéficiera t'elle du grand battage médiatique anti-Sarkozy de ces derniers jours ? Sarkozy aura t'il réussi à ne pas démobiliser son camp avec des sondages trop optimistes ? La réponse à ces questions, et bien d'autres encore... ce soir dès 20 heures.
L'INSEE a été récemment la cible de nombreuses attaques contre sa façon d'établir son indice des prix. Une grande partie de ces attaques vient d'une incompréhension de cet indice :
Si rien ne semble faisable en ce qui concerne le dernier point (on parle bien d'un indice des prix, pas d'un indice du coût de la vie), l'INSEE propose depuis quelques minutes un simulateur pour calculer l'inflation en fonction de sa propre consommation. Peut être de quoi mettre fin à la polémique ?