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Libération prend position contre les baisses fiscales du gouvernement Fillon : ça ne surprendra personne. Mais encore une fois, dans son zèle à s'en prendre aux riches (ouh ! les vilains !) c'est le journalisme qui est sacrifié sur l'autel de l'idéologie. Prenons ainsi cet article, qui nous dépeint les nombreux nouveaux « cadeaux fiscaux » d'un couple de très riches.
Ainsi dès le départ on nous explique ceci : « Hormis la participation de monsieur dans la société high-tech qu'il dirige, hormis ses Rothko, Picasso et quelques bois et forêts, ses biens sont quasi exclus de l'ISF. ». La phrase en elle-même pose problème puisque tous ces biens sont justement des biens exclus partiellement ou totalement de l'ISF, dès lors on se demande ce que ces « hormis » viennent faire là dedans.
On croit donc comprendre que le gros du patrimoine est exonéré d'ISF (cas classique du chef d'entreprise qu'on nous décrit). Mais à la fin de l'article l'auteur nous apprend qu'« ils sont redevables pour leur patrimoine (40 millions d'euros), de 648 000 euros d'ISF ». Donc tous leurs biens seraient imposables ? Contradiction.
Au passage on notera le ton partisan de cet article : il souligne le fait que ce couple pourrait réduire son ISF en faisant des dons à une fondation ou une université (quel égoïsme !), mais évite d'insister sur le fait que sans le bouclier fiscal (que le journal a dénoncé lors de son instauration) le couple paierait plus d'ISF qu'il n'a de revenus, sans même parler des autres impôts qui viendraient s'y ajouter.